Swiss Beatles Fan Club

16 janvier 2018

Bryan Eccleshall a visité les Abbey Road d'Angleterre

Bryan Eccleshall a visité les Abbey Road d'Angleterre

Les fans de groupes sont réputés pour leurs excentricités et parfois des manies bizarres. Certaines personnes ne peuvent en effet se contenter de faire les choses normalement : acheter des disques, des livres et magazines ou aller aux concerts. Mais pour eux, le dévouement peut tourner à la dévotion. Il y a cette Californienne qui s’est fait tatouer le nom de Drake sur le front ; cet Allemand qui a dépensé 75.000 dollars en chirurgie plastique pour ressembler à Justin Bieber ; ou encore cet homme qui a finalement regretté d’avoir recouvert son corps de 29 tatouages de Miley Cyrus. Oui, on parle de fans pour qui la vénération du rock’n’roll n’a aucune limite. Pendant huit ans, Bryan Eccleshall, ce fan des Beatles a traversé son pays, l’Angleterre, en long, en large et en travers dans le but de visiter et prendre en photo la moindre rue baptisée Abbey Road - qui est, le titre du onzième album du mythique groupe de Liverpool. Il l’a vraiment fait : des milliers de kilomètres parcourus, et autant de livres sterling dépensées, pour un total de 132 rues baptisées Abbey Road. « Ce n’était pas uniquement un truc de fan, cela dit », explique le quinquagénaire autour d’une pinte à Sheffield, là où il réside. « C’était aussi un projet d’art conceptuel… »

Première partie de l'interview de Bryan Eccleshall par Colin Drury (Magazine Noisey/Vice).

Bryan, sans me tromper, je peux dire que tu es fan des Beatles.

Évidemment, je les adore. Qui n’aime pas les Beatles ? Détail ironique, mon album préféré est Revolver et non Abbey Road.

Commençons par la question la plus importante : pourquoi ce projet ?

Comme je l’ai déjà dit, c’était un projet d’art plus qu’autre chose. Quand j’ai commencé, j’habitais alors dans l’Est de Londres, et il y avait une Abbey Road au bout de ma rue, à deux minutes de chez moi. Je savais très bien que ce n’était pas la rue qui avait donné son nom à l’album - elle est de l’autre côté de ville - mais je me suis alors demandé combien d'Abbey Road on pouvait trouver en Angleterre. C’était en 2003, avant l’arrivée de Google Earth, mais j’ai quand même réussi à en trouver une liste quasiment exhaustive sur internet. Je suis un artiste - je suis diplômé des Beaux-Arts - et à l’époque je cherchais à mettre en place un projet conceptuel basé sur la manie de collectionner, de faire des listes, ce genre de choses. Donc je trouvais vraiment cool l’idée de visiter chacune des Abbey Road du pays, prendre en photo le panneau, et compiler le tout dans un bouquin ou sur un poster.

Ça a dû être un sacré travail, non ? Combien de kilomètres as-tu parcouru ?

Des centaines, peut-être même des milliers. Je ne sais pas exactement, car je n’ai pas tout fait en un seul voyage. J’avais un travail au même moment, ainsi que d’autres responsabilités, et ça s’est donc étalé sur plusieurs périodes. Quand j’avais des congés, je partais en road trip et j’allais chercher une demi-douzaine d'Abbey Road dans une région. Ou bien, quand j’allais rendre visite à des amis quelque part, j’essayais d’en trouver un ou deux sur la route. Entretemps, ma femme et moi avons déménagé dans une autre région, et ça voulait dire beaucoup de voyages du nord au sud du pays, avec pas mal de détours pour aller dégoter d’autres panneaux. Puis, sur la fin, quand je voulais vraiment en finir avec le projet, il restait encore beaucoup de villes que je n’avais pas visitées sur la côte sud, et j’ai un peu insisté auprès de ma femme pour qu’on aille y faire du camping pendant les vacances. J’imagine que ça aurait pu être un motif de divorce pour beaucoup de couples, mais Megan avait accepté que je finisse ce projet. ||

15 janvier 2018

Angel Nene anime la carrière des Beatles en morphing 3D

Angel Nene anime la carrière des Beatles en morphing 3D

Sur YouTube, Angel Nene est un spécialiste du morphing 3D, une technologie qui permet de voir l’évolution des visages et des corps au fil du temps à l’aide de photographies superposées. Le youtubeur a sorti en 2016 quatre vidéos résumant la carrière individuelle des Beatles. En juin dernier une autre vidéo réunissait les membres du quatuor de Liverpool. On y voit le groupe évoluer au fil des chansons, des albums et des années, de 1960 à aujourd’hui. Un tour d’horizon de plusieurs décennies qui permet de jeter un coup d’œil en arrière. La vidéo démarre au début des années soixante, avec le trio formé de Lennon, McCartney et Harrison. L’arrivée de Ringo Starr se fera plus tard, en 1962. Après les disques rock'n'roll, les opus novateurs comme Rubber Soul (1965) et Revolver (1966) mettent un terme aux tournées infernales. Une nouvelle page se tourne, les années « studio » débutent avec Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band (1967). Les dissensions apparaissent sur le White Album (1968), trois albums s’enchaînent malgré tout.

Paul McCartney dit adieu à sa bande en 1970 et les « quatre garçons dans le vent » commencent à sortir leurs albums solos. Les extraits s’accélèrent tandis que les anciens Fab Four se font de plus en plus prolixes. Surviendront par la suite l’assassinat de John Lennon (1980) et la mort de George Harrison (2001). Tous deux sont remplacés par des bougies tandis que le morphing de Ringo Starr et de son acolyte continue. Angel Nene a fait le choix de n’utiliser que des morceaux issus des albums studio du groupe. Aucun album live, ni compilation n’a ainsi été inclue dans la vidéo, afin de ne pas troubler la chronologie. Les photos, quant à elles, sont extraites de diverses interviews ou de films. Chaque sortie d’album est accompagnée de sa date, pour resituer la période correspondante. À ce jour, la vidéo a déjà été vue plus de 1,6 millions de fois. ||

Information

12 janvier 2018

Des billets détournés pour le concert de Paul McCartney à Melbourne

Des billets détournés pour le concert de Paul McCartney à Melbourne

Chris McDonald, un fan de Paul McCartney, avait décidé de faire une bonne action en offrant sept places à l’Armée du Salut pour le concert de l’ancien Beatle au AAMI Park de Melbourne, le 5 décembre dernier (Photo). Cependant, quatre heures avant la représentation, deux des sept détenteurs de ces billets ont été incapables d'assister au spectacle et ont rendu les billets à l'organisation. Ceux-ci ont ensuite été transmis à Ash Nottle, la fille d'un des chefs de la branche australienne de l’association caritative, qui a conservé ces deux billets pour elle et son compagnon. « À la dernière minute, deux billets nous ont été retournés et un gestionnaire a pris la décision de les donner à ma fille. Cela n'avait absolument rien à voir avec moi », a déclaré Brendan Nottle, le père de la jeune femme, à la presse locale. « Nous n’avons pas trouvé d’autres sans-abri ou bénévoles à qui les donner par manque de temps ». Il a également déclaré que sa fille avait accepté les billets afin qu'elle et son partenaire puisse « veiller » sur les cinq sans-abri qui assistaient au concert.

Le généreux donateur était, de son côté, outré par la situation : « Le pire dans tout ça, c’est qu’ils n’ont même pas eu la délicatesse de me le dire. Ce n’est pas du tout l’esprit de ma donation et je suis vraiment contrarié. C’est de l’abus », a-t-il fait savoir. Quant au major Nottle, il estime qu’une place de concert n’est pas un don approprié pour des sans-abri. « Quand vous travaillez avec des personnes sans-abri – est-ce que les sans-abri ont besoin de tickets pour voir Paul McCartney ou bien ont-ils besoin d’un toit ? (…) Je pense que la réponse est évidente », a-t-il déclaré à 3AW​. Le major Nottle a par ailleurs fait savoir que Chris McDonald sera remboursé de ses sept tickets, qui lui ont coûté un peu plus de 2.350 livres sterling, soit un peu plus de 2.650 euros. McDonald a déclaré à Fairfax Media qu'il continuait de soutenir l'organisme de bienfaisance. « Ils font énormément de bien pour les gens et pour les sans-abri », a-t-il dit. « J'ai été bénéficiaire de leur soulagement, donc je sais à quel point le travail est important, mais la règle d'or est de ne jamais plonger la main dans les dons - cela met en cause l'intégrité de toute l'organisation. » ||
Chris McDonald a vu deux de ses sept billets détournés pour le concert de Paul McCartney à Melbourne.Chris McDonald.

11 janvier 2018

Nick Mason rejoint Paul McCartney pour sauver les scènes musicales

Nick Mason rejoint Paul McCartney pour sauver les scènes musicales

Environ 35 % des scènes musicales ont ainsi fermé au cours de la dernière décennie, en raison de la gentrification, du prix des loyers et des changements qui bouleversent l’industrie musicale. À Londres, ce sont plus de la moitié des 430 lieux de concert qui ont fermé leurs portes depuis 2007, à l’instar de la mythique salle de concert Astoria, close en 2009. Un véritable drame pour Nick Mason qui fait écho aux appels de Sir Paul McCartney et d'un certain nombre d'autres personnalités du monde de la musique demandant au gouvernement de soutenir le projet de loi du député travailliste John Spellar. « Les meilleurs groupes ont appris leur métier en jouant dans de petites salles. Tu y apprends tout : la technique, le jeu de scène, à interagir avec le public », a déclaré à l’AFP le batteur des Pink Flyod, qui a apporté son soutien à ce projet de loi destiné à endiguer cette épidémie de fermetures. Le texte a également été adoubé par l’ancien Beatle Paul McCartney. « Sans les petits clubs, les pubs et les salles de concerts, ma carrière aurait pu être très différente. Si nous ne soutenons pas la musique à ce niveau, alors c’est le futur de la musique dans son ensemble qui est en danger. », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Le projet de loi, présenté mercredi au Parlement par le député John Spellar, accorderait notamment une plus grande protection aux scènes de musique menacées par des projets immobiliers. Ces lieux contribuent à rendre « attractifs » les quartiers, a déclaré à l’AFP le parlementaire. « Je veux maintenir cette vitalité », a-t-il ajouté, assurant que son texte avait reçu le soutien de parlementaires de tous bords. Au total, une centaine de personnes se sont rassemblées mercredi devant Westminster en brandissant des pancartes « Sauvez la musique live », répondant à un appel de l’organisation UK Music, qui représente les intérêts de l’industrie musicale britannique. Au Royaume-Uni, le secteur génère 4,5 milliards de revenus par an mais les fermetures de lieux de concert suscitent des craintes quant à la formation des futures générations d’artistes. « Si vous êtes musicien de nos jours, les chances de gagner votre vie et de faire des disques sont minces », a souligné le chanteur folk et militant Billy Bragg, racontant que lui-même avait fait ses « premières armes » dans un club londonien. ||

10 janvier 2018

«Imagine» de John Lennon en langue des signes tunisienne

«Imagine» de John Lennon en langue des signes tunisienne

On peut maintenant dire de la chanson Imagine de John Lennon, qu'elle est la première chanson anglaise à être traduite en langue des signes tunisienne. Initié par l'Association Voix du Sourd de Tunisie (AVST), ce projet artistique tend à faire participer les jeunes sourds-muets à la vie culturelle. La vidéo a été publiée le 1er janvier, en guise de vœux pour l'année 2018. L'inclusion est le premier objectif visé à travers ce clip. « Nous voulions faire parvenir la voix de ces jeunes, ces jeunes qui veulent apprendre et qui demandent à être traités de la même manière que tous les autres », a souligné Manel Bergaoui, professeur d'anglais et qui enseigne aussi l'anglais avec la langue des signes tunisienne. La jeune femme a d'ailleurs sorti un livre d'anglais pour les personnes sourdes ou malentendantes, Let's Handspeak English, en septembre 2017, qu'elle utilise pour donner ses cours. Et c'est justement elle qui a traduit la chanson Imagine, de l'anglais à la langue des signes tunisienne, interprétée par un groupe de jeunes de l'association. « Notre rêve deviendra réalité en 2018, on espère ! », écrivent-ils dans une publication sur le réseau social de Facebook. « J'ai aussi traduit un film en langue des signes, mais malheureusement, nous n'avons pas eu l'occasion de le diffuser dans les salles de cinéma, par manque de moyens », a signalé Manel. La langue des signes tunisienne, mélange entre les langues des signes française et italienne, fait toujours l'objet de recherches et de développement. « On n'a toujours pas de dictionnaire de langue des signes tunisienne, par exemple », souligne-t-elle. ||